Les Prétextes

Posté par: Dominique dans Inutile Réflexion Ajouter un commentaire

pretexteJe l’ai bien souvent pensé… La maladresse me connaît…

Il y a quelques temps dans mon emploi du temps bien plus que chargé, je reçu un appel, une collègue-amie avec qui je prenais un plaisir fou à travailler…

Cet après-midi là, lorsque mon téléphone vibra, j’étais fort soulagé, j’avais beaucoup de mal à me concentrer dans cette immense bibliothèque.  Je m’éclipsa pour répondre et au bout du fil… Elle avait la gorge nouée… -Oh! Mon Dieu que t’arrive t-il? Avais-je demandé… Elle ne put me parler… Elle pleurait à chaude larme. J’essayais tant bien que mal à savoir s’il n’y avait pas eu de décès ou de drame dans sa famille… -Non, c’est David…

Une peine de cœur… Je ramassais mes documents et je courrais la rejoindre. Cela faisait plusieurs mois que les disputes avaient pris place dans leur couple, tant de fois elle tout comme moi avions espéré que tout rentrerait dans l’ordre… Hélas, cet après-midi la fin avait sonnée.

Elle était désespérée… Je lui fit le discours habituel… Celui où l’homme ne mérite pas autant de larmes, que sa peine s’en irait… Puis… Je dépeins un portrait des plus abdominal de son ex… Il me paru brusquement peu intelligent, mesquin, méchant et tant qu’à faire… Il était d’un ennui à mourir… - Tu rencontreras quelqu’un de bien meilleur Concluais-je.

Quelques heures plus tard elle avait séché ces larmes, nos discussions s’étant reportées sur d’autres sujets… Quelques fous rire… Avant cette ultime question… - Dis Dominique… Tu as toujours pensé que David était si nul?? - Comment??? heuu… Non…

Bref, j’ai bafoué quelques secondes. Avant de réaliser que j’avais dépeins ce portrait uniquement  pour lui donner des  prétextes pour  moins souffrir… David est loin d’être un mauvais garçon…

Depuis je me suis interrogée… Pourquoi?? Pourquoi avons nous toujours besoin d’excuses pour valider nos actes, pourquoi avais-je  pensé que noircir le tableau de David la soulagerais??  Pourquoi un homme ou une femme qui trompe recherche  dans sa/son partenaire  des prétextes pour valider son acte? N’ai t-il pas plus simple d’admettre les choses? David était parti parce qu’il ne se retrouvait plus dans ce couple, il s’était montré honnête en le verbalisant. Il n’était pas parti pour une autre… Il  était parti en espérant rencontrer une autre.

Avais-je besoin de refuser cette vérité pour soulager mon amie??

Notre vie semble ponctuée de toutes ces excuses… Je pense qu’elles vont bien au delà d’un politiquement correct ou d’une délicatesse… Comme si nous projetions l’essentiel de nos fautes sur les autres, comme si nous n’étions jamais responsable de quoi que ce soit… Les autres sont les méchants et nous  que de pauvres victimes.

Il serait plus simple si nous pouvions assumer les choses sans forcément  tenter  de nous cramponner à de futiles excuses,  arriver à vivre ou dire les  choses aussi simplement que nous pouvons le penser… Cela ne sous entends pas à être vindicatif, ni de  manquer respect aux autres… Je pense qu’on peut simplement assumer ces actes sans rendre les autres coupables. De même que j’admets qu’il est difficile de faire face à  l’évidence… Que parfois l’évidence nous ébranle et il nous paraît plus réconfortant de  fermer les yeux ou de refuser de voir… Mais le voile fini toujours par tomber … La vérité devient plus pénible, on s’en bien plus bête.

Alors à quoi bon… À quoi bon  reporter une souffrance qui finira toujours par pointer le bout de son nez?

Ceci dit… Je me servirais bien de blog comme excuse face à un échec! Et ça sera de votre faute!

36 Réponses à “Les Prétextes

  1. virginie Dit:

    il est si bon de rendre les choses plus douces….avant que la vérité ne tombe.
    en face de quelle faute allons nous nous trouver?

  2. Dominique Dit:

    @Virginie:La faute?? Celle de m’avoir rendue blogo addict! Hein!!!

  3. Jeanne Dit:

    ça me parle beaucoup tout ce que tu me dis là , j’ai été confrontée à quelque chose de ce genre , il y a peu de temps
    et quelle facilité brutalement à noircir le tableau ,pour soulager l’autre
    Mais ça ne marche pas , la preuve , ta collègue te l’a dit
    Dans les peines des autres , on cherche des explications , pourquoi , pour ne pas affronter les silences
    Peut être que la présence dans ces moments est juste suffisance
    La douleur est reportée , c’est juste tout ce que tu décris

    Heureuse de te revoir …
    Bises

  4. ksenia Dit:

    Dans ces moments là, je me contente d’écouter s’épancher celui qui est peiné. Je n’expose aucun avis personnel sur la situation. Je ne prends aucun parti. Non pas par lâcheté, mais pour rester objective. Pour laisser à mon interlocuteur/interlocutrice le soin d’analyser lui-même le pourquoi et le comment de la rupture. Pour qu’il/elle puisse se reconstruire, se remettre en question, éviter de commettre les mêmes erreurs.

    Parce que j’ai été celle qui s’est retrouvée un jour en larmes et en colère contre celui qui me quittait. J’ai choisi délibérément de n’en parler à personne. J’ai préféré en parler avec … moi-même. La première et seule concernée à mes yeux. Cela m’a permis de comprendre mes erreurs. La colère envers mon compagnon a alors diminué, elle s’est retournée un temps contre moi. Je me suis sermonnée, j’ai admis mes travers.

    Ensuite, j’en ai parlé avec l’autre personne directement concernée. Nous en avons discuté longuement. Avec des pleurs, des cris, des soupirs échangés. Des mots d’excuses et de pardon aussi. Chacun de nous a alors eu l’occasion de vider son sac. De ne pas repartir chacun de notre côté avec des non-dits, des rancoeurs.

    Aucun élément extérieur et subversif n’est venu interférer dans cette explication entre quatre yeux.

    C’est probablement ça qui a finalement sauvé notre couple en perdition. Il a fallu certes des années ensuite pour envisager une … “absolution” …. une “grâce” conjugale vis-à-vis des souvenirs de cette période douloureuse. Autant pour celui qui décide de partir que celui qui reste sur le bord de la route.

    Nous avons grandi. Notre couple a mûri. Nous avons eu cette chance que d’autres n’ont pas su ou voulu saisir.

    Parce que, aussi, j’ai eu la malheureuse idée un jour d’agir comme tu le décris. L’amie est retournée vivre avec son conjoint et a répété mes propos. Son concubin en a aussitôt informé des amis communs qui ont pris parti. J’ai été vilipendée pour avoir osé dire ce que mon amie voulait entendre ce jour pour se dédouaner de ses propres fautes. J’ai perdu ceux que je croyais des amis. Pour une histoire dans laquelle je n’aurais jamais dû m’immiscer. J’en mesure totalement mon erreur. Encore une fois. Contrairement à certains qui ne qui ne tirent aucune leçon de leurs mésaventures.
    Et le coup de grâce dans cette histoire … L’amie s’est fait remettre à la porte une seconde fois, définitivement. Quand elle est venue pleurer dans mon giron, je me suis abstenue de tout commentaire. J’ai écouté, c’est tout. Comme le fait n’importe quel thérapeute qui sert de ….”vomissoir” (copyright Ksenia) et qui laisse l’analysant trouver lui-même les clefs qui déverrouilleront les portes de sa vie.

    Comme le dit Jeanne “… la présence dans ces moments est juste suffisance”

    Je t’embrasse la belle Dom’ :-)

  5. virginie Dit:

    je ne sais pas si l’écoute suffit parfois .j’ai besoin que mon interlocuteur me donne son avis et même si il est tronqué , ça me fait du bien d’entendre certaines choses . après je crois que l’o sait se remettre en question .
    moi,le silence du psy me tue .j’ai besoin de partage et même d’affrontement dans le discours .et j’ai besoin de savoir ce qu’il pense .l’écoute ne me suffit pas.
    maintenant ,knésia, ton amie n’a vraiment pas été fine de répéter à son futur-ex mari tout ce que tu lui avais dit …

  6. ksenia Dit:

    Le thérapeute ne fait pas qu’écouter. Subtilement, par le questionnement, il oriente le discours de l’analysant pour favoriser le travail d’analyse, d’introspection.
    Il y a un véritable échange contrairement à ce que l’on pense de prime abord.
    Même lorsque l’analysant se mure quelquefois dans le silence. Le silence est parlant. Tout comme l’écoute ponctuée de signes de tête, de gestes, de grimaces, de sourires, de sourcillements, est une forme de langage.
    On y est réceptif ou pas. Cela correspond à l’attente de certains mais pas à d’autres.
    C’est pourquoi, j’adapte mon écoute en fonction de ce que je discerne de la personne en face de moi. Mais au grand jamais, je ne lui assénerai MA vérité comme je l’ai fait, bêtement, face à cette amie. J’estime que ce n’est pas à moi de trancher dans un conflit qui ne me concerne pas, même par effet rebond dans ce cas présent. Néanmoins, je me permets de ne pas dire “amen” à tout ce qui m’est énoncé, je fais part de certaines interrogations. Je cherche à tempérer, à calmer une souffrance morale avant tout. Je ne tranche plus dans le vif.
    Je fais buvard et je veille à ne pas me laisser transpercer par les bavures et taches des autres.

    Mon amie est surtout peu finaude d’être retournée auprès d’un être reconnu depuis comme manipulateur - chose que j’avais avancée dans mon discours consolateur - et qui, je l’ai su bien après, l’avait frappée.

    On ne s’aide bien que par soi-même, non ? Du moins, c’est ce que pense profondément.

  7. fille_bavarde Dit:

    A ben enfin !
    Voilà des jours que je passes…peut-être même des semaines ;) et aucun nouveau billet…Et là…surprise du jour et en plus pas n’importe quel billet…
    Je laisse murir le sujet en moi…et je reviens m’exprimer ensuite…
    Y’a un nombre de mots de lignes a respecter ? ;)!!
    C’est juste une question comme ça :)…
    Bises à 20° !

  8. virginie Dit:

    je suis bien d’accord avec toi knésia .on est seule dans ces moments là et c’est très bien ainsi d’ailleurs . il me semblait que je menais un combat mais j’en suis ressorti tellement grandie… donc je suis d’accord avec toi pour dire que l’on se retrouve seule et que la solution est en nous .
    mais bon…j’aimais bien quand même entendre d’autres sons de cloches ,écouter l’expérience des autres…on se dit que l’on est pas seul et comme je disais tout à l’heure,je crois qu’on est assez fort (même si on a l’impression de toucher le fond ),qu’on trouve la ressource en nous pour écouter notre propre voix….
    rhâ….j’arrive pas à m’exprimer et en plus je suis face à une pro:)
    dominique ,viens à mon secours!!!!!!

  9. Dominique Dit:

    @Jeanne: Tant de fois je me suis posée la question, me demandant s’il ne valait pas mieux se taire, le comble c’est que bien souvent l’autre attend un peu plus de nous qu’une simple écoute… Un réconfort, à travers les mots. Mais les bons mots je pense, des mots de réconfort sans jugement, sans critique. Et là j’avoue que je me suis laissée emporter par un trop plein de sentiments, je vivais sa peine comme si c’était la mienne.

    @Ksenia: Je ne sais si on peut parler d’erreur dans ton attitude vis avis de cette… Dans mon billet ce que je regrette c’est d’avoir voulu fournir de “faux” prétextes (déformer la vérité!) à mon amie pour l’aider à tourner la page… Ce n’est pas comme si j’étais face à une personne qui refusait d’admettre les faits.. Non, elle comprenait bien qu’il ne l’aimait plus… Je n’avais donc aucune raison de dire “bof, il est inintéressant…” (Comme si j’étais vexée, qu’il ne l’aime plus!).

    J’admets que c’est assez complexe ce genre de situation car celle qui est en peine aimerait qu’on l’écoute qu’on la réconforte et surtout qu’on ABONDE dans son sens, allez lui dire que “c’est pas plus mal qu’il parte” est parfois vécu très très mal. Et pourtant c’est quelquefois c’est mieux…Bon après il faut bien connaître l’histoire du couple. C’est une autre paire de manche.
    Je suis admirative de la manière dont vous avez solutionné votre soucis, il n’est pas si évident d’être confronté à “soi même” sans prendre parti.

    Pour tes amis… C’est bien dommage, et contrairement à toi… Je pense que je n’aurais pas eu suffisamment de force de servir de “vomissoir” (lol) , non, je lui aurais tout de même fait remarquer la peine qu’elle m’avait faite auparavant.
    Je t’embrasse… Heureuse de te lire… ça et là. ;)

  10. ksenia Dit:

    Je crois saisir le fond de ta pensée, Virginie, et je le comprends. Il est souvent réconfortant dans ces moments difficiles d’en parler avec des personnes, proches de préférence, qui peuvent se positionner face au ressenti et participer activement à cet échange verbal qui s’établit entre l’âme meurtrie et l’épaule secourable. Ca ne console pas complètement mais cela permet de libérer certaines émotions, de se poser un peu afin de retrouver quelques repères. Il y une part déculpabilisante aussi dans la démarche. On n’a pas trop envie non plus, dans ces moments là, de se sentir encore plus accablé et on va se réfugier vers un ami qui se montrera clément. Compréhensif, tel qu’on le conçoit et le recherche ici. On a envie d’entendre certaines choses, peut être même des mots et gestes d’amour, au moment où l’on se sent mal aimé, délaissé.

    C’est un peu comme une plante faiblarde qui fléchit et qui a besoin pendant un moment d’un tuteur pour pouvoir continuer à grandir.

    Peu importe la manière trouvée pour avancer, remonter à la surface. Ce qui importe c’est qu’elle soit adéquate et efficace.

    Bon dimanche à tous ! ;-)

  11. ksenia Dit:

    Dom’, on a posté en même temps et je reviendrai plus tard (demain) pour y répondre.
    Je te souhaite une bonne nuit. :-)

  12. Dominique Dit:

    @Fille_Bavarde Yep! J’atttennnnnddddsss! Aucune limite. Tu peux nous confier ton point de vue dans sa totalité. Tu ne pourras que nous enrichir plus!. ;) Je t’embrasse.

    @Ksenia Ce que tu décris est-ce la “résilience”??? J’ai un vague souvenir travaillé sur cette approche de certains psy, mais je pensais que dans la plupart du temps notamment dans la psychanalyse, le médecin ne parle pas, ne guide non plus. Il nous laisse nous dépatouiller tous seul.

  13. Dominique Dit:

    @Virginie: Oui, oui…J’arrive… Mais que veux-tu que je dise?? Rire… Non, je comprends ce que tu dis, le comble c’est que personnellement je demande très très peu l’avis de mes amis dans les histoires de couple, pas parce que je sois cachotière mais juste parce que je ne veux pas les surcharger (dans le sens ou il est difficile de ne pas partager la peine de son amie, de ne pas prendre parti…) mais aussi parce que je ne désire pas leur offrir une vilaine image de la personne que j’aime… Par habitude, j’aime bien flâner sur les forum, et là comme tu dis on réalise qu’on est pas seul, qu’il existe de tas de vies, d’expériences comparable… Dans un premier temps cela apaise, puis il faut faire son trie dans les messages. Mais après, il faut croire que je sois de très bonne écoute, car bien souvent oui, j’écoute et j’essaie avec tout ce que je lis un peu partout de trouver quelques lignes de conduites, mais boudu! Qu’il est difficile de ne pas détester la personne qui fait souffrir notre amie. Contrairement à Ksenia et Jeanne je ne sais pas tenir ma langue… Le pire c’est que parfois je dis les choses aussi clairement que je le pense… :(

    @Ksenia Oui, nous avons posté au même moment. Bonne nuit et bon dimanche à toi également!

  14. virginie Dit:

    et oui dominique,je suis comme toi et j’ai la langue trop pendue :( :)
    et je dirais même que je l’ai encore plus que toi,petite cachotière!
    @ksénia .tu as vraiment bien résumée :) une vraie pro,je dis!!!!

  15. Miss Anis Dit:

    Hello, contente de te relire!
    Il me semble ici que tu soulève deux sujets:
    Le premier est oups ais je fais une boulette en peignant ainsi l’ex de ton amie
    Et
    Est ce qu’il faut justifier une fin….
    Dans le premier cas, et comme je suis une grande fille qui commence à connaitre la vie, je te dirai qu’il m’est déjà arrivé de “casser” un ex pour consoler et puis finalement les deux se sont remis ensembles et du coup je me suis retrouvée en position de mauvaise langue vilaine comme la peste, bref j’ai perdu une amie…
    Donc du coup quand ça t’es arrivé une fois après tu changes de méthode, on console mais on reste soft au cas où! Sourire
    Dans l’autre cas, je trouve que l’ex a eu un comportement remarquable car il a assumé ses désirs, tant de gens vivent en couple en ne sachant même pas pourquoi ils sont ensemble, ils s’ennuient ou ils se trompent.
    Nous n’avons qu’une vie et avoir un être cher près de soi autant que l’autre soit sincère…
    Sinon à quoi ça rime.
    Moi je dis qu’il vaut mieux être seul que mal accompagné et je veux voir les étoiles dans les yeux de celui qui me regarde!
    Et rien ne m’attachera à un homme si je n’ai plus d’amour pour lui, et je ne supporterai pas que mon homme reste pour autre chose que son sincère attachement.
    Et puis la fin d’un amour ne donne t’il pas la place à un autre ?
    Des Bises à toi

  16. fille_bavarde Dit:

    Me revoilà…
    Ce billet me touche tout particulièrement puisque je l’ai vécu…
    Quand j’ai parcouru tes premières lignes…j’ai fait d’un seul coup un bon dans le passé…”ce coup de fil”…c’est moi qui le faisais…
    Je ne me souviens plus très bien du contenu que j’exprimais…certainements des pleurs et des sanglots…
    Mes appels furent vers mes deux amies les plus proche…celles avec qui je tisse des liens depuis 26 ans pour une et 24 pour l’autre…
    Les appels se sont fait “urgents”…parce que dans ces instants là…on a besoin d’être rassurée…entendu…je dirais presque “aimée”…tellement le poids de l’abandon fait mal…
    Pour ma part c’etait une récidive…10 ans après…
    Le regard de mes amies dans ce contexte là fut simple…
    Me protéger…et surtout apprendre a dire “non”…je l’ai d’ailleurs reçu de toutes les personnes qui etaient présente a mes côtés…que cela soit famille…amis…collègues de travail etc…
    Pas un instant il n’a ete question de dénigrer…de trouver des fautes à l’un ou à l’autre…mais assurer ma sauvegarde…
    Cela fut positif pour moi puisque c’est peut-être la seule fois ou j’ai osé le regarder en face pour lui exprimer un “non” majestueux et lui demander de quitter les lieux…Il le fallait tout de suite…sinon j’allais me retrouver coincée dans une relation ou la manipulation risquait de s’installer…
    Coincée entre l’amour pour un homme et la “soumission” de le laisser vivre ses envies…
    J’avais dix ans auparavant mis un mouchoir sur une aventure qu’il avait vécu durant 9 mois…parce que je me disais que cela pouvait peut-être m’arriver a moi aussi…Mais là…je ne pouvais plus rien autoriser…je devais me protéger…et surtout comprendre que je n’etais pas une femme que l’on “prend” et que l’on laisse…un peu ce sentiment de “je vais vivre mon experience mais si cela ne marche pas je reviens”…:)
    Mes amies (is) furent là que pour m’aider a me positionner dans ce domaine là…cesser d’aimer un homme a trop haute dose et d’être capable de lui “autoriser” tout les caprices…
    J’ai du exprimer toutes ces choses là sur mon blog…il faudrait que je retrouve les billets…
    Ce n’est que part la suite…que peu à peu certaines choses se sont dites…me prouvant que finalement j’avais certainement fait le bon choix…et petit à petit j’ai accepté d’ouvrir les yeux sur l’homme qu’il etait…
    Responsable a 50/50 puisque lui “osait faire” et moi je laissais faire…soit disant par amour…Mon dieu comme parfois on peut-être bête nous les filles…enfin moi…
    Après 24 ans de vie commune dans laquelle il avait toujours su tirer son épingle du jeu…j’ai réussi a mettre une fin a cette relation non équitable…
    Je venais d’oser le “non”…a sa grande surprise puisqu’il ne me connaissait pas sous cet angle là…
    C’est peut-être du reste pour cela qu’une colère reste encore en lui par rapport à moi…Car d’un seul coup il c’est retrouvé face a une femme qu’il ne connaissait pas…
    Il voulait garder le meilleur de moi…mon amitié…mon attitude parfois réfléchit sur certains sujets de la vie…me savoir toujours là a ces côtés pour continuer a le “grandir”…jusqu’a me faire entendre: “j’ai toujours du désir pour toi…” prononçant même le mot “polygamie”…fallait que je sorte de cela…et je l’ai fait…
    Delà j’ai instauré un silence…un mur…et j’y suis encore a ce jour…
    Mes amies (is) m’ont donc aidé simplement a prendre ma place…ma vraie place…et à ce jour…je ne le regrette pas…
    Cela me permet enfin de me tourner vers moi…même si parfois ce n’est pas encore facile…
    J’ai doucement été guidée par la main…mais amies (is) sont toujours là…et quand parfois elles posent des jugements…je ne peux que les accepter car petit à petit mes yeux s’ouvrent et je réalise qu’elles ont raisons…mais pour cela il a fallut du temps…et une bonne dose d’acceptation…
    J’ai aimé a la “folie” a m’en oublier…

  17. Dominique Dit:

    @Miss Anis: Je partage comme beaucoup “qu’il vaut mieux être seul que mal accompagné” le comble… C’est que le pensé est une chose mais arrivé à le faire est une autre. C’est un challenge les plus dur à relever. Et oui la fin d’un amour signe le début le début d’un nouvel amour… Encore heureux! :-P

  18. Dominique Dit:

    @Fille_Bavarde: C’est bouleversant ce que tu dis, cet amour que tu décris ainsi que toutes les concessions que l’on fait par amour pour l’autre au point de nous oublier…! Ce qu’il ne faut surtout pas, à un moment de ma vie je me suis également oublié, ma survie je la dois au fait que j’ai détesté plus que tout la femme que j’étais devenue, je ne me reconnaissais plus… Mais amis non plus. J’avais parcouru ton blog, saisi quelque bribes de ces moments… Je suis admirative de ton courage à avoir été capable de dire non, et aujourd’hui de tenter de te reprendre pied… Et lorsque ton moment sera venu, lorsque tu t’en sentiras capable de faire tomber ce mur qui vous sépare… Fais le. Elle est tout aussi nécessaire pour ta reconstruction. Et tes amis semblent formidable.

  19. fille_bavarde Dit:

    Bonjour Dominique…
    Actuellement c’est effectivement ce qui se passe en moi…
    Je ne m’aime pas…car je ne me reconnais pas…
    L’absence…les peurs…la non confiance sont des choses que je travaille…J’ai souvent l’impression d’être dans un cercle vicieux…
    Le plus difficile en est mon corps…mais petit à petit je pense que je vais réussir a le retrouver…cesser de le maltraiter…
    Merci pour tes mots…je t’embrasse et te souhaite une bonne journée ensoleillée…

  20. ksenia Dit:

    La réponse qui devait intervenir le lendemain, n’a pas eu lieu. Je vole, je vole de fenêtre en fenêtre, essayant de rendre visite à chacun pour vous assurer ma fidélité.
    Je n’ai pas toujours le temps de faire ce que je voudrais. je ne devrais pas prendre des engagements du style “je répondrai demain” parce que, maintenant….
    Ben, j’ai l’air fin !
    :-(

  21. fille_bavarde Dit:

    Petit passage ici…bonne nuit à toi…

  22. Niv' Dit:

    J’avais commenté ta note à sa sortie mais suite à une mauvaise manip’ j’ai tout perdu… alors je m’y recolle maintenant mais je vais faire plus court… sourire

    Pour moi il y a ce qu’on peut dire, ce qu’on ne peut pas dire, et surtout ce qu’on doit dire…

    Nous avons un avis sur tout et pour tout mais je pars du principe que si on ne nous demande rien il ne sert à rien de blesser une personne qui ne veut pas (ou ne peut pas) entendre notre opinion, notre ressenti.
    Par contre, si une amie me demande ce que je pense de telle ou telle situation qu’elle vit ou traverse, j’aurais vraiment l’impression de ne pas la respecter si je devais lui dire des choses réconfortantes mais que je ne pense pas.
    Il est possible de concilier mots apaisants et vérité.

    Je ne crois pas que toute vérité soit bonne à dire pour autant, dans la mesure où notre avis n’est pas toujours objectif et que personne ne détient la vérité absolue mais un minimum il fait rester honnête si on nous demande “notre” vérité…

  23. Dominique Dit:

    @Fille_bavarde: Oui… Laisse toi le temps, prends le temps qui te sera nécessaire… Je pense qu’il n’est pas facile de se relever lorsque les choses auxquelles nous ne pensions pas nous arrive… C’est un exercice d’un des plus complexes.

    [Anecdote: Dans le service auquel je suis attaché, il nous arrive souvent de faire des annonces de maladies graves. Il y a 4-5 ans nous avons connu une période horrible où nous avons du faire des annonces de diagnostics VIH à des jeunes de 18-20 ans. Je me souviens d’une gamine de 19 ans qui après l’annonce du diagnostic s’est écroulée… Écroulée vraiment… à terre… Refusant de se relever. Tour à tour nous avons tenté de la réconforter (Médecins, infirmière, psy, Aide-soignante…) mais rien… Nous avons juste trouvé un compromis pour qu’elle se couvre… Elle a passé deux nuits ainsi… Deux nuits horribles pour l’équipe… A l’aube du 3ème jour, lorsque tour à tour nous essayons de la convaincre à nouveau, elle nous posa de multiples questions sur les traitements… Puis elle s’est relevée. Je l’ai rencontrée qu’une fois, jamais plus elle est revenue en hospitalisation, nous avons quelques nouvelles par son médecin traitant, elle suit hyper bien son traitement si bien qu’elle a une charge virale indétectable. En comparaison avec d’autres patients qui apparemment avaient accusés le coup et ne cessent de baisser les bras encore et encore. Quand je pense à elle, je me dis qu’il lui fallait son temps… Le temps nécessaire à ce qu’elle revoit ses projets de vies, qu’elle arrive à se convaincre que c’était possible. (Les temps difficiles ne manqueront pas… Évidement. Mais le plus dur était fait). Ce qui m’a le plus touché dans cette histoire ce ne sont pas les trois jours mais la symbolique du temps qu’elle s’est autorisé à prendre… Dans ce monde où veut toujours se montrer fort.

    Je t’embrasse. Prends soin de toi.

  24. Dominique Dit:

    @Nivalane: Comme tu dis il est difficile de concilier mots apaisants et vérité… Je pense qu’après coup je me dis que j’aurais pu simple lui dire “ça ira, ça te passera…” Je ne me voyais surtout pas lui dire “Zut! Pleures, pleures, tu as bien raison, tu viens de perdre une perle!” Même si c’est une vérité… Non, je n’aurais pu. Rhooo. (Rien que d’y penser j’en tremble… Sourire)

  25. Niv' Dit:

    Non pas lui dire cela car c’est négatif mais lui dire plutôt quelque chose comme : “Tu viens de perdre une personne que tu aimais follement mais crois-tu qu’il était le seul à pouvoir te convenir ? Oui ça fait mal mais dans quelques semaines, quelques mois tu iras mieux. Tu n’oublieras pas cet homme peut-être mais tu en rencontreras un autre avec qui tes yeux brilleront encore… Alors aujourd’hui si tu as envie de pleurer, pleure mais demain l’envie de sourire reviendra tu verras…”

  26. Dominique Dit:

    @ Nivalane: Mais bien sûr que tout cela est dit, ça fait parti de la normalité des choses, des choses qu’on nous repète depuis que nous sommes petit, mais n’empêche que je n’ai pu m’empêcher de rajouter autre chose, sans doute par colère de la voir souffrir ainsi ou par projection de mes propres peurs… Tant de sentiments imbriqués… (Le coup du “bof, il est nul” certes gros mensonges aide quelquefois aider à tourner la page, après bien évidemment on à même de parler de la petite merveille qu’il était… La tendresse aura prit la place de l’amour que nous lui portions.).

  27. Dominique Dit:

    @ Ksenia: Rhaa… Je n’avais vu ce commentaire, stressée par le match d’hier! Sourire. Bon…Que dois-je répondre?… Heuu… Il m’arrive aussi de dire “à demain” et d’être embarquée par d’autres choses… Encore plus lorsqu’on est une mouche! ;)

  28. virginie Dit:

    ton anecdote sur cette patiente est quand même bouleversante dominique … elle me retourne en tout cas….

  29. Dominique Dit:

    @Virginie: Ce fut également un grand sujet de dispute… entre ceux qui trouvaient indigne de la laisser ainsi et qui souhait absolument qu’on la shoote. Et ceux qui soutenait qu’elle n’irait pas plus bas, et qu’il est injuste de la shooter… Enfin notre psy qui tranchait on lui accordant son temps! Sinon comme tu le sais il y a tant d’histoires à l’hôpital. (Entre les agressions, les hallucinations et fous rires…)

  30. virginie Dit:

    j’imagine que le débat devait être mouvementé et je crois que le psy a pris la bonne décision .une décision courageuse!
    la patiente bousculait les habitudes et le personnel soignant n’aime pas forcément ça . peut-être tes collègues étaient “remuées ” par cette histoire et elles demandaient qu’on la shoot plus pour leur confort à elles !!
    mais là je m’éloigne du sujet de ton billet
    peut-être un jour ,en feras tu un sur ton métier? et oui il y a plein d’anecdote!!! ;)
    biz

  31. Niv' Dit:

    Hum… tu n’avais pas fait une note sur le fait que tu détestais le mensonge toi ? :)

  32. Dominique Dit:

    @Virginie Sourire… Une note sur notre trépidante vie?? Tu ne penses qu’il faudrait un blog entier? Non… Gros, risque sur la dérive. La limite du secret prof. ;)

    @Nivalane: Sourire…Je préfère le silence aux mensonges… Ayant une mémoire très sélective. Donc j’occulte pas mal de chose, c’est aussi se mentir à soi même. J’aime prendre pour exemple l’escargot… Lorsque le monde me devient insupportable, je me planque, je rentre dans la coquille…Gros mensonge… mais rien qu’à moi.

    Et c’est sur ça que je m’interroge. N’est-il pas plus simple d’affronter les choses lorsqu’on sait qu’elles finiront par pointer le bout du nez? Perso, quelquefois je me dis “non” (encore à moi même) et je rentre dans une bulle espèrant que le vent m’emportera loin… Un mécanisme de défense en somme.

  33. Niv' Dit:

    C’est le travail de presque toute une vie ça… Oser affronter le pire, les malheurs, les doutes, les souffrances. Je ne sais pas ce qui est le plus simple. Je sais juste que je préfère affronter vite vite parce que j’ai l’impression d’en être “débarassée” vite vite…

  34. sandrine Dit:

    cela dit des fois c’est vrai ^_^ !!

  35. Dominique Dit:

    @Sandrine: Bienvenue sur byzances! :)

  36. risette Dit:

    je suis plutot comme ksénia. J’écoute et je n’expose pas trop mon avis… Surtout que combien de couple ai-je autour de moi qui, après une brève séparation de quelques mois sont redevenus un couple ordinaire… Alors si je m’étais permise de dire du mal sur le ou la conjointe sut été dure de les revoir…
    ceci dit parfois je ronge mon poing !!!

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